Jouer à Rouen, quoi qu'on en dise, ça change tout. Pas de limiteur de bruit pour couper automatiquement l'alimentation générale dès que les décibels dépassent le niveau autorisé, pas d'extinction des feux à 23h sous prétexte de voisin menaçant, pas d'entrée payante à gérer, juste quelques amplis, le fond d'un bar, des retrouvailles entre amis et le public local dont on connait la compétence (biberonné au Little Bob, élevé au Dogs, éduqué par Sid et les Vicieux et tous les groupes de feu Emile, bref on s'y connait en musique sur les bords de Seine). 21h45 : Les Cesium débordent d'énergie et propose toutes les configurations possibles, à trois -version Fraction Parisienne-, à quatre -version 2003, à quatre -version historique-. Sur la set list : vieux morceaux (Blitzkrieg Bop!), vieilles compos, nouvelles reprises. Final sur un Destroy bien bruyant, avant de laisser la place aux excellents Flyin Cadillacs dont la rythmique est assurée par le batteur et le bassiste du Cesium historique... Eux nous en ont mis plein la vue : une quinzaine de compos originales, bien punk'n roll, toutes finement arrangées, un chanteur un peu Elvis un peu Johnny Rotten, des parties de basse...hmm...comment dire...royalement maîtrisées (il comprendra) ! Bref, les Cadillacs volantes avaient fait le plein (de riffs, de ponts, de gimmicks) pour s'envoler à 100 à l'heure sur l'autoroute bien droite qui mène à une sorte de surdité jouissive! Accrochés au pare-choc arrière, autant dire qu'on n'en est pas sortis indemne! Maintenant on attend avec impatience qu'ils trouvent un label pour leur album.D'ici quelques jours nous publierons les photos du concert sur ce site.
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